Les signaux très inquiétants du futur commissaire européen au numérique

N’est-il pas largement temps de se poser la question des priorités qu’il faudrait respecter sur les compétences des responsables politiques (cette réflexion me semble également vraie pour les journalistes) ?
Doit-on privilégier de confier les sujets techniques, pointues à des intervenants éduqués ou ayant une réelle expérience professionnelle de cette matière sachant qu’ils peuvent être accompagnés en ce qui concerne la matière politique, administrative ou les éléments de procédures ?

Nous avons aujourd’hui des professionnels de la chose politique (ou de l’écriture) mais qui apparaissent totalement ignares sur les sujets dont ils possèdent la responsabilité. Comment gérer, arbitrer des sujets qui nous serait totalement étrangers ?
Impossible évidemment ! Dangereux, certainement. Alors stop !

Ce (ex ?) futur commissaire européen au numérique devrait (comme d’autres) être renvoyé à un rôle de procédurier politique, conseiller à un commissaire compétent. C’est effectivement nettement moins porteur mais tellement moins dangereux pour nos vies en société.

Michèle Delaunay ancienne ministre socialiste, députée de la Gironde déclare notamment en direction d’élus dont l’activité de base est la course aux pouvoirs « ils n’ont jamais connu la vie réelle. Entrés tôt dans le tunnel, ils n’en sont jamais ressortis ».

lire les blogs du Monde : ÇA PIQUE – L’attaque de Michèle Delaunay contre ses anciens « camarades »

L’article de Numérama est édifiant et révélateur. Mais au delà, il devrait nous pousser à penser autrement la politique, notre rapport aux politiciens (et journalistes, j’insiste) et donc à notre attitude en période électorale. Donner notre confiance à des représentants ignorants qui ne représentent qu’eux-même ou leurs écuries politiques est très loin de l’esprit démocratique et de notre République.
Il ne s’agit absolument de reprendre de nauséabonds « tous pourris » repris par ceux qui rêvent tout autant du pouvoir pour le pouvoir sans plus de connaissance des matières à diriger. Il s’agit d’entamer une réelle réflexion sur notre société et nous-mêmes. il est toujours temps d’arrêter cette course en avant.

Il est encore temps d’avoir le courage de se lever pour ne plus accepter cette confiscation du pouvoir et de la représentant des membres d’une société par des élues autoproclamés.
Prenons nos responsabilité, énonçons notre refus !
Il ne me semble pas raisonnable de chercher une quelconque révolution qui nous ramènerait in fine à notre point de départ mais de se poser la vraie question de l’évolution de la société et de son mode de gouvernance.

Cette société est la notre, nous devons en retrouver la responsabilité.


 

Interrogé par les députés européens, le futur commissaire responsable du numérique a envoyé des signaux très inquiétants concernant sa connaissance des sujets et a pris des positions défavorables sur la neutralité du net ou le logiciel libre.

C’est à se demander s’il ne va pas falloir rappeler en urgence Neelie Kroes pour s’occuper du numérique au sein de la future Commission Juncker, tant Günther Oettinger a fait mauvaise impression lors de son audition devant les députés européens. En effet, l’Allemand a envoyé des signaux inquiétants sur certains dossiers et laissé transparaître une connaissance limitée sur les enjeux du numérique.

Günther Oettinger était pourtant attendu au tournant, en témoignent les nombreuses questions récoltées par Julia Reda, la seule élue du Parti Pirate au Parlement européen, qui a voulu à cette occasion donner la parole aux Européens en relayant leurs préoccupations : neutralité du net, fair use, promotion du chiffrement, fonds de soutien à Linux, harmonisation du droit d’auteur…

 

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Source : Numérama

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